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Avec la légalisation du cannabis, il est important que les employeurs sachent ce qu’ils ont droit ou non de faire afin de détecter si un employé a consommé du cannabis avant ou pendant son quart de travail. C’est pourquoi cet article vous renseignera sur les tests de dépistage, la fouille des effets personnels ainsi que les signes observables de la consommation de cannabis.

Test de dépistage

L’employeur a pour obligation d’assurer la santé et la sécurité de ses employés. Cette obligation ne va toutefois pas jusqu’à lui permettre de procéder à des tests de dépistage aléatoires ou systématiques avant ou pendant le quart de travail de ses employés. L’employeur a l’autorisation de procéder à des tests de dépistage seulement s’il a des motifs raisonnables de croire que l’employé est sous l’effet de la drogue. Il aura ensuite la responsabilité de démontrer que ses motifs étaient raisonnables. Il peut aussi procéder à ce type de test si un accident de travail survient ou bien si l’employé souhaite se qualifier pour un poste à risque élevé.

De plus, les tests de dépistage actuellement disponibles permettent seulement de savoir si du THC est présent dans l’organisme. Au contraire de l’alcool, le THC peut rester dans l’organisme pendant plusieurs semaines, ce type de test ne permet donc pas de savoir si l’employé a consommé du cannabis avant ou pendant son quart de travail. Il permet seulement de savoir si l’employé a consommé du cannabis à un moment donné. Cela n’indique donc pas s’il a ou non les facultés affaiblies au cours de l’exercice de son travail.

Cependant, les tests de dépistage peuvent s’avérer utiles lors du retour au travail d’un employé ayant participé à un programme de désintoxication. L’employeur est dans son droit d’exiger un test de dépistage afin de permettre le retour de l’employé.

Fouille des effets personnels de l’employé

Si vous soupçonnez un employé de consommer du cannabis sur ses heures de travail, cela ne vous autorise pas à effectuer une fouille de son casier ou de ses effets personnels. Si vous décidez tout de même de procéder à une fouille, vous devrez démontrer que vous aviez de bonnes raisons de le faire et vous devrez en informer l’employé. Vous aurez le fardeau de prouver que les motifs de la fouille étaient raisonnables au même titre que pour le test de dépistage. Cependant, si l’employé n’accorde pas son consentement, l’employeur est en droit de lui donner un avis disciplinaire.

Savoir reconnaitre les signes

Comme mentionné ci-dessus, il n’y a aucun outil qui permet de savoir si un employé a consommé du cannabis avant ou pendant son quart de travail. Nous devons alors nous tourner vers l’observation de certains signes qui sont provoqués par la consommation de cannabis. En voici quelques exemples :

  • Yeux rougis;
  • Logorrhée (besoin de parler);
  • Appétit démesuré;
  • Hilarité;
  • Euphorie;
  • Désinhibition.

Ces signes peuvent provoquer quelques effets chez l’employé tels que des problèmes de coordination, un ralentissement des réflexes, une baisse de vigilance, une altération de la mémoireainsi que de la désorientation et de la confusion. Vous devrez donc vous baser sur ces éléments afin de savoir si l’employé a consommé ou non du cannabis.

L’AIDQ a également établi une grille d’observation des signes objectifs de facultés affaiblies ou de dépendance chez les travailleurs. Vous pouvez avoir accès à cette grille via ce lien.

Cet article fait partie d’un dossier comprenant un total de 5 articles. Vous pouvez consulter les autres articles pour davantage d’information sur les enjeux de la légalisation du cannabis dans les milieux de travail :

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